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Revue de Presse Eau

Articles sur le thème de l'eau tirés de la presse



août 2009

juin 2009



Les communes s’allient autour de leur eau de source

24 heures du 06 août 2009


Approvisionnement - Pour garantir l’autonomie et la préservation de leur patrimoine d’eau potable, les collectivités publiques forment des alliances au pied du Jura. La canicule de 2003 a laissé des traces dans les esprits.

Le privilège de boire de l’eau de source est un trésor couvé par les communes du pied du Jura. «Notre eau», s’extasient les édiles, pas peu fiers de ne pas avoir à pomper dans le lac le liquide s’écoulant dans les canalisations du village. Mais cette autonomie a un prix, surtout en cas de pénurie, telle que l’ont vécue cruellement certaines communes lors de la canicule en 2003.

A Pampigny, «cette eau» ne vient pas des environs directs, mais d’un peu plus loin, soit des territoires de Mollens et de Montricher. La commune s’applique donc à devenir au moins propriétaire de l’entier des parcelles abritant les captages et des surfaces comprises dans les périmètres de sécurité, là où n’est permise aucune exploitation agricole.

«Il nous reste environ cinq hectares à négocier par échange ou achat avec des propriétaires. Nous devons garantir l’approvisionnement d’un village qui grandit, mais aussi l’aspect de la défense incendie. En 2003, lors de la canicule, les sources étant taries, l’alimentation en eau reposait uniquement sur les puits de Montricher», se souvient Didier Vignati, municipal des Eaux.

Cet été, il y a bien eu cette tempête de grêle, mais peu de précipitations. Si les communes encouragent les propriétaires de jardins à un arrosage mesuré, elles n’ont toutefois pas encore imposé de restrictions. «Depuis le début de l’année, nous relevons un déficit, nous avons donc encouragé la population à une utilisation parcimonieuse», confirme Didier Vignati.

Mise en réseau

L’approvisionnement reste donc un souci majeur. A l’instigation de La Chaux, 40 communes situées dans le triangle Venoge-Veyron-Morges ont accepté de financer une étude sur les possibilités de mise en réseau des différents réservoirs.

Récemment, le comité de pilotage de l’étude s’est réuni pour faire un premier état des lieux. Deux distributeurs importants, Morges et Lausanne, sont intégrés au groupe de réflexion: «L’eau est une telle richesse qu’il est de notre devoir de valoriser cette ressource», souligne le syndic de La Chaux, Paul-Henri Marguet.

Plus à l’ouest, huit communes (Bière, Essertines-sur-Rolle, Burtigny, Longirod, Saint-George, Saint-Oyens, Saubraz et Gimel) ont déjà lancé un travail d’analyse similaire en 2005. L’examen final du dossier par les services de l’Etat est actuellement en cours. «Chaque commune a dû réaliser un inventaire de ses ressources», explique Norbert Reymond, syndic de Saint-Oyens.

Un barrage souterrain

Les détails techniques étudiés ont permis d’élaborer un plan directeur de distribution de l’eau, qui devrait être approuvé par les exécutifs d’ici à la fin de l’année. Dans ces documents, il est notamment question de la création d’un barrage souterrain de régulation, qui permettrait de constituer une réserve d’eau à Gimel, dans le cadre de la collaboration intercommunale.

«Attention, c’est aussi une obligation légale, si les communes veulent développer leur alimentation», précise l’ingénieur en charge du dossier, Jacques Ansermet. Si elles n’établissent pas de planification légale, les communes pourraient se retrouver le bec dans… l’eau.




Alimentation en eau: Moutier assure ses arrières grâce à la station de pompage de La Foule

Le Quotidien Jurassien du 13 juin 2009


La station de pompage du puits profond de la Foule a été inaugurée hier à Moutier. Cette nouvelle installation - dont les prémices remontent à plus de 40 ans - permettra d’assurer durablement l’approvisionnement en eau de la cité prévôtoise comme des communes alentour, notamment en cas de problème du côté de la source majeure d’alimentation.

Jusqu’à il y a peu, Moutier ne disposait que de deux sources d’approvisionnement en eau. La principale et plus importante, issue naturellement du ruisseau de La Foule, a un débit moyen d’environ 15'000 litres par minute. La source du Tunnel, baptisée ainsi car elle a son origine dans le tunnel ferroviaire Moutier-Granges, n’est quant à elle qu’un moyen d’appoint (débit de 2200 litres par minute).

Or, comme l’a expliqué hier le conseiller municipal en charge des services industriels Pierre Corfu, cette seconde source ne suffit pas pour approvisionner l’ensemble des habitants en cas d’imprévu.

Un puits qui dormait...

D’où la nécessité d’équiper le puits profond de La Foule (550 m), creusé au milieu des années 60 déjà mais quasiment inexploité jusqu’ici, et d’assurer ainsi à la ville une troisième source d’approvisionnement de qualité.

«Ce puits avait été foré pour répondre à la croissance démographique enregistrée alors à Moutier», a précisé Francis Gobat, chef du service des eaux de la ville. «Mais pendant 30 ans, il ne s’est ensuite rien passé».

Ce n’est en effet qu’en 1997 que les autorités prévôtoises vont se rappeler au bon souvenir du puits. En raison des travaux de construction de la route nationale N16, qui menacent de perturber sérieusement la qualité de la source secondaire du Tunnel, il est décidé d’équiper provisoirement le puits, grâce notamment aux subventions accordées par les routes nationales. Entre 2005 et 2007, le puits assure encore avec succès le remplacement de la source du Tunnel, suite aux travaux d’assainissement du tunnel ferroviaire Moutier-Granges. La concrétisation d’un nouveau plan général d’alimentation en eau permettra finalement aux autorités prévôtoises de proposer en 2007 au Conseil de ville un crédit de quelque 580'000 fr. pour l’équipement définitif du puits. Entamés l’été dernier, les travaux ont connu leur épilogue à la fin du mois de mai.

Le maire de Moutier Maxime Zuber s’est montré particulièrement satisfait de cette nouvelle installation. «Il faut reconnaître que nous sommes des privilégiés, en particulier à Moutier. Ouvrir le robinet et bénéficier d’une eau potable de qualité ne va pas de soi, même dans les pays industrialisés», a-t-il rappelé.

Portes ouvertes le samedi 20 juin

D’un point de vue technique, le puits est doté d’une capacité moyenne de 3000 litres par minute. Le pompage ne sera cependant actionné qu’en période d’étiage ou lorsque la source de La Foule est trouble, ce qui est régulièrement le cas lors de forts orages. Couplée à la source du Tunnel récemment assainie, la station permettra donc d’approvisionner sans problème tous les habitants de Moutier, notamment en cas de défaillance de la source principale.

A noter que la population est invitée à venir découvrir les nouvelles installations de pompage, à l’entrée des gorges de La Foule, samedi 20 juin 2009, entre 9 et 12 h.



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